Merci à Hilde de me proposer d’écrire cet article pour vous qui avez envie de mieux manger… et qui avez aussi des journées bien remplies.

Je suis Solène, maman d’un petit Emil et fondatrice d’un cabinet de conseil en entrepreneuriat durable depuis 2014.

La question de la gestion du temps est souvent citée par les entrepreneures que je rencontre dans ma pratique comme un des aspects les plus ardus de leur gestion d’activité. Je sais que c’est aussi un sujet épineux pour les salariées qui ne se sentent pas toujours alignées avec le rythme qui leur est imposé (où qu’elles s’imposent pour “paraître impliqué”).

J’avoue que j’ai moi-même mis un certain temps avant de trouver un rythme optimal. C’était un chemin que de se détacher des injonctions de la société patriarcale (qui valorise la quantité, le rythme soutenu, la vitesse) pour trouver un équilibre qui soit plus durable : plus qualitatif, plus lent, ou on prend le temps de faire les choses bien. Si vous lisez le blog d’Hilde, je suis certaine que vous vous reconnaissez dans ces valeurs et ces aspirations !

Dans cet article, je vais vous partager certaines des clefs qui m’ont permis de développer une activité professionnelle ambitieuse ET avec du temps de qualité pour vivre une vie alignée avec mes valeurs (courses zéro déchet, cuisine maison, pas de plats préparés industriels mauvais pour l’environnement et notre santé, notamment).

 1. Etre à l’écoute de SON rythme

Lorsqu’on se sent débordé dans son activité professionnelle – à tel point qu’on n’a pas le temps (ou l’énergie) de cuisiner sainement le soir venu – ça n’est pas seulement une question de quantité de travail mais aussi et surtout de rythme.

Notre société nous pousse à rentrer dans des cases, et à travailler de manière soutenue et linéaire, du lundi au vendredi de 9h à 18h (avec des ajustements d’un secteur professionnel à l’autre / d’une entreprise à l’autre).

Hors, tout le monde n’est pas câblé pareil !

Il y a celles qui sont plutôt du matin, d’autres au contraire qui sont plus efficaces après le déjeuner. Il y a celles qui sont très efficaces en début de semaine, et celles qui au contraire démarrent lentement et ont plus d’énergie en milieu ou fin de semaine.

Sans parler des cycles menstruels qui, à mesure que les hormones fluctuent dans nos corps, nous prédisposent plus ou moins bien à certaines activités

C’est un peu comme une voiture qu’on essaierait de faire démarrer en 4ème vitesse où qui serait obligé de tenir le rythme de l’autoroute en 2eme : à chaque phase le bon rythme, et si on force on risque de faire chauffer le moteur !

Un des exercices que je fais faire à mes clientes lorsque je les accompagne à optimiser leur temps de travail, c’est d’observer leur fonctionnement naturel. A l’aide d’un tableau, je leur propose de noter les moments de la journée, de la semaine, du mois, où elles sont plus dans :

  • Energie pour penser (réfléchir, visualiser, analyser, décider, …)
  • Energie pour créer (écrire des articles, enregistrer des podcasts, tourner des vidéos…)
  • Energie pour connecter (rencontrer, démarcher, donner une interview, animer une conférence …)
  • Energie pour faire (avancer sur sa to-do, résoudre des problèmes, apprendre de nouvelles choses…)

(Cet exercice est d’ailleurs proposé dans la formation EcoLeadership dont je parle en détail à la fin de l’article 😉 )

Le but ? Sans changer sa charge de travail ou la quantité de choses “à faire”, on peut tout à fait arrêter de se sentir débordé simplement en agençant son agenda en fonction du rythme naturel de son corps (au lieu de forcer son corps à prendre un rythme qui n’est pas le sien).

ëtre à l'écoute de son rythme

 

2. Utiliser un logiciel de gestion de projet

Lorsqu’on a l’impression que sa charge mentale est trop lourde à porter, c’est souvent parce que justement on garde trop d’informations dans sa tête.

On a beau essayer de se décharger avec des to-do listes (qui s’allongent à mesure qu’on avance) ou des post-its (qui perdent leur pouvoir dès qu’ils sont plus de quatre à tenter d’attirer notre attention) … la charge mentale ne diminue pas.

Pire, on se rappelle qu’on a écrit ce truc sur un post-it l’autre jour… mais où?! Ou bien étais-ce dans le carnet (mais lequel ?!).

La solution que je préconise : utiliser un logiciel de gestion de projet.

J’utilise personnellement Asana, mais il y a aussi Trello ou d’autres équivalents (souvent gratuits) qui permettent de mettre par écrit et à un seul endroit toutes les tâches liées à notre activité.

Mieux : on peut partager (tout ou en partie) ses tâches avec d’autres personnes comme une assistante virtuelle par exemple lorsqu’on commence à agrandir son équipe.

Attention cependant à ne pas simplement utiliser ces outils comme des to-do listes numériques (sinon, la charge mentale d’avoir à penser de rajouter tel ou tel tâche ne baissera pas !).

La clef est de “mapper son activité” (c’est à dire de lister toutes les tâches qui doivent être réalisées pour l’ensemble des projets) en premier lieu, puis de simplement dupliquer les tâches récurrentes lorsqu’un nouveau projet démarre.

(Là encore, je peux vous montrer exactement comment faire dans la formation EcoLeadership ;))

3. Oser déléguer

Ça peut paraître évident et pourtant, nombreuses sont les femmes (entrepreneures ou salariées) qui n’osent pas demander de l’aide.

Pourtant, c’est mathématique : plus on ose déléguer et s’entourer de professionnels, plus on allège sa charge de travail. C’est la clef pour retrouver du temps, et de l’énergie pour ce qui est vraiment important !

Lorsque j’accompagne mes clientes sur ce sujet, voici les étapes que je préconise :

  1. Identifier quels sont ses besoins à son étape précise de développement (pour certaines personnes, avoir l’aide d’un.e stagiaire à mi-temps sera tout à fait suffisant, pour d’autres il faudra construire une équipe plus importantes).
  2. Lister clairement les tâches que l’on va confier, et documenter les procédures associées (pour éviter d’avoir à micro-manager ses recrues, ce qui n’est agréable pour personne et peu efficace !)
  3. Faire un appel aux candidatures (quel que soit la charge de travail proposée. Oui, même pour quelques heures par mois, cela vaut le coup de faire un vrai recrutement plutôt que de se contenter de demander à son entourage !)
  4. Utiliser son logiciel de gestion de projet pour déléguer et suivre les avancées de son/ses membres d’équipe, et ainsi éviter les dizaines d’emails qui partent dans tous les sens (et donne l’impression qu’on irai plus vite toute seule !)

Au-delà d’alléger sa charge de travail, oser déléguer permet d’avoir un impact positif en créant de l’emploi (même à temps partiel). Cela nous permet d’être dans une logique collaborative où tout n’est plus uniquement sur nos épaules.

Un peu comme en cuisine où les assaisonnements peuvent faire toute la différence : votre activité peut vraiment monter en puissance, atteindre plus de clients et avoir des retours encore plus positifs, une fois qu’on ose s’entourer des bonnes personnes.

 

 

 

Tout comme une pincée de curry peut transformer un plat vu-et-revu, une personne a qui déléguer l’envoi de ses newsletters par exemple peut nous soulager et nous permettre d’être bien plus créatives sur d’autres aspects !

En conclusion, les 3 clefs pour alléger sa charge mentale au travail, et ainsi avoir plus de temps et d’énergie pour vivre une vie alignée au quotidien sont :

 

  1. Répartir sa charge de travail en fonction de son propre rythme et à l’écoute de son corps
  2. Remplacer post-its et autres to-do listes par un logiciel de gestion de projet afin de centraliser l’information, de créer des procédures duplicables & partageables le moment venu
  3. Oser demander de l’aide, et notamment en déléguant à d’autres professionnels qui vont nous faire gagner du temps… et en sérénité !

INVITATION

 Cet article vous a plu ? Vous avez justement envie de remettre à plat votre organisation du temps professionnel pour gagner en sérénité & être plus aligné avec vos valeurs ?

La formation EcoLeadership s’adresse aux entrepreneur.es qui souhaitent travailler moins et mieux pour impacter plus. En quelques semaines, vous pourrez créer votre propre modèle d’organisation sur mesure (et aligné avec VOTRE rythme), apprendre à utiliser un logiciel de gestion de projet, déléguer, et même diminuer l’empreinte environnementale de votre activité !

Solène Pignet, fondatrice de Creators for Good & sherpa pour les EntrepreneurEs à impact positif. Depuis 2014, elle a accompagné individuellement plus d’une 100aine de femmes à lancer & faire grandir leur propre activité à impact positif.

Elle est la créatrice de la formation EcoLeadership, dont l’ambition est de partager toutes les clefs pour manager son activité de manière *efficace*, *épanouissante*, et *durable*.